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les techniques utilisées en imagerie médicale

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Vous trouverez également dans cette même section, des fiches examens pour patients, des comptes rendus standardisés pour professionnels, ainsi que les chartes de conformité déontologique et du Médecin radiologue.

Ultrasons

Echographie

Informations patients – Documents à télécharger en vue d’un examen par Echographie

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De quoi s’agit-il ?

L’échographie utilise des ultrasons émis par une sonde et transmis dans les tissus qui les réfléchissent pour former une image de la région examinée. Elle peut être couplée à une sorte de radar pour l’étude des vaisseaux (doppler).

Déroulement de l’examen

Echographie abdominale

Vous devez être à jeun depuis 3 heures avant votre rendez-vous, mais vous devez prendre normalement vos médicaments habituels. L’exploration nécessitera souvent de suspendre la respiration pendant quelques secondes.

Echographie pelvienne

Il vous est souvent demandé de vous présenter vessie pleine ; dans ce cas, n’urinez pas pendant 3 heures avant l’examen ou si vous avez uriné, buvez 4 verres d’eau 1 heure avant. Pour être en contact immédiat avec la région examinée et améliorer la qualité des images, on peut vous proposer de placer une sonde recouverte d’une protection stérile dans le rectum ou le vagin.

L’introduction de la sonde peut rarement être responsable d’un malaise transitoire et sans gravité.

Faut-il injecter un produit ?

Dans la très grande majorité des cas, l’examen est réalisé sans injection (piqûre). L’injection intra-veineuse d’un produit à base de microbulles est néanmoins possible. Au moment de l’injection, de rares sensations, de froid par exemple, peuvent être ressenties au point d’injection ou le long de la veine.

Aucune complication sérieuse propre au produit n’est, semble-t-il, connue.

Résultats

Un premier commentaire pourra vous être donné juste après l’examen, il ne s’agira là que d’une première approche, car les images doivent ensuite faire l’objet d’un compte-rendu écrit qui sera disponible dans les meilleurs délais.

Rayons X

Carré_Rouge Radiographie, Scanner (TDM)

Informations patients – Documents à télécharger en vue d’un examen par Rayon X

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En savoir plus sur les Rayons X

Les rayonnements ionisants (Rayons X) sont utilisés soit pour réaliser une imagerie soit pour traiter les patients. Les techniques d’imagerie qui utilisent les radiations ionisantes sont les radiographies, la tomodensitométrie souvent appelée scanner, l’ostéodensitométrie et la médecine nucléaire (scintigraphies). Certaines de ces techniques permettent de guider des actes de radiologie interventionnelle.

Qu’est ce qu’un Rayon X ?

Les rayons X sont des rayonnements invisibles capables de traverser le corps humain et qui sont arrêtés partiellement par lui. La différence d’atténuation du rayonnement X provoquée par les différents composants du corps humain (os, graisse, muscles, eau, air, vaisseaux…) permet de créer l’image en radiologie.]

Qu’est ce qu’une Tomodensitométrie ou Scanner ?

La tomodensitométrie utilise une source de rayonnement X qui tourne autour du patient et qui permet ainsi d’obtenir des images en « coupes transverses » du corps humain. Chaque coupe a une épaisseur de l’ordre du mm. Ces nombreuses coupes permettent de créer des images dans les différents plans de l’espace et des images en trois dimensions. Ces images donnent beaucoup plus d’informations qu’une simple radiographie mais exposent à des doses de rayonnements beaucoup plus élevées (10 à 100 fois plus environ). Les nouvelles machines réduisent fortement ces doses, pour atteindre des valeurs identiques en particulier pour le poumon.

Pendant l’examen il sera souvent nécessaire de réaliser une injection intraveineuse d’un produit opaque aux rayons X qui permet de mieux étudier certains organes et de mieux voir les vaisseaux.

L’imagerie médicale est-elle la seule source d’exposition aux rayonnements ionisants ?

Non, nous sommes exposés quotidiennement à de faibles doses de rayonnements ionisants qui proviennent de nombreuses sources : de l’air que nous respirons, des sols, des rayonnements cosmiques, des matériaux de construction, de l’eau, des aliments… Cette exposition varie en fonction du lieu où nous vivons. Par exemple, l’exposition à Clermont Ferrand est entre deux et trois fois supérieure à celle de Paris. Certaines régions du monde ont des niveaux d’exposition annuelle de plus de 30 fois supérieures à celle de Paris.

Les doses délivrées par l’imagerie sont entre 1000 et 10 000 fois inférieures aux doses nécessaires pour traiter par exemple les cancers.

Quelle mesure est utilisée ?

La mesure de la dose ou dosimétrie est complexe à expliquer car il existe plusieurs façons d’exprimer cette dose et plusieurs sites pour la mesurer (par exemple à l’entrée à la peau ou dans un organe). Les explications données ici sont donc un peu simplifiées. L’unité physique de mesure d’une dose est le gray (Gy). En pratique quotidienne, elle est mesurée et exprimée en radiographie par le produit de la dose et de la surface exposée au rayonnement ionisant appelé Produit Dose-Surface (PDS). L’unité est alors, par exemple, le mGy.cm².

En tomodensitométrie, c’est le produit d’une dose délivrée dans une coupe par la longueur du segment de corps examiné appelé Produit Dose Longueur (PDL). L’unité est alors, par exemple, le mGy.cm. Les organes n’ont pas tous la même sensibilité aux rayonnements ionisants. L’addition des doses délivrées n’aurait donc pas de sens.

Pour tenir compte de ce fait et des effets des différents types de rayonnements ionisants des modèles mathématiques ont été développés. La dose ainsi calculée est appelée dose « efficace ». Elle est exprimée dans une autre unité, le sievert (Sv). La dose efficace n’est actuellement pas disponible en pratique courante car trop longue et complexe à calculer.

Quelle est la dose délivrée par un examen d’imagerie comparée à l’exposition naturelle aux rayonnements ionisants ?

L’exposition naturelle aux rayonnements ionisants est estimée en moyenne en France à 2,5 mSv/an. Une radiographie de thorax délivre entre 0,005 et 0,01 mSv soit l’équivalent d’un à deux jours d’exposition aux rayonnements ionisants naturels. Une radiographie de l’abdomen délivre environ 0,4 mSv soit près de deux mois d’exposition aux rayonnements naturels. Un lavement baryté environ 2,5 mSv soit une année d’exposition aux rayonnements naturels. Une tomodensitométrie du crâne environ 2 mSv soit 10 mois d’exposition aux rayonnements naturels. Une tomodensitométrie de l’abdomen de 5 à 10 mSv soit 2 à 4 ans d’exposition aux rayonnements naturels.

Quel est le risque d’une exposition aux rayonnements ionisants lors d’un examen d’imagerie ?

Si les effets secondaires liés à de fortes doses de rayonnements ionisants sont bien connus des professionnels, les effets secondaires des faibles doses (inférieur à 100 mSv) des radiographies et des scanners le sont beaucoup moins. Il n’existe aucune preuve que les examens d’imagerie diagnostique puissent être responsables de la survenue de cancers. Les organismes internationaux et nationaux utilisent le « principe de précaution »pour établir la réglementation, comme s’il existait une relation entre la dose et le risque.

Il ne faudrait pas que la crainte d’effets secondaires jamais démontrés soit responsable d’une perte de chance pour les patients et fasse oublier les importants bénéfices apportés par l’imagerie aux malades.

Grâce à ces examens, les radiologues réalisent des diagnostics rapides et précis qui permettent de traiter les patients et de suivre l’efficacité de leur traitement.

Quelles sont les mesures mises en oeuvre pour diminuer l’exposition aux rayonnements ionisants ?

Deux grandes règles de radioprotection sont mises en oeuvre au quotidien : la justification et l’optimisation. La justification réside dans le fait que, comme dans tout acte médical, le bénéfice doit être supérieur au risque. Bien que le risque des faibles doses ne soit pas démontré, la prudence est de considérer qu’elle puisse en être responsable. Il faut donc que l’indication d’un examen exposant aux rayonnements ionisants soit bien réfléchie et pesée.

Il appartient à votre radiologue de valider l’indication de l’examen demandé par votre médecin, voire de proposer un autre examen permettant de répondre à la question qu’il se pose. Il est ainsi parfois possible de remplacer un examen utilisant des rayons X par un examen n’en n’utilisant pas, comme l’échographie ou l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Il vous appartient également de bien informer votre médecin des examens antérieurs que vous avez réalisés pour éviter la répétition inutile d’examens exposants aux rayons X. Les femmes enceintes doivent également informer de leur état leur médecin et leur radiologue pour prendre les précautions nécessaires.

L’optimisation des doses utilisées est le rôle des radiologues et des techniciens en radiologie qui ont l’habitude d’utiliser le minimum de rayons nécessaire à l’obtention d’un examen permettant de répondre aux questions posées. Ces mesures sont prises pour tous les patients, mais sont encore renforcées pour les examens pratiqués chez les enfants dont la sensibilité aux rayonnements ionisants est plus grande et les patients porteurs d’une maladie chronique nécessitant des examens répétés.

Tous les radiologues bénéficient d’une formation initiale et continue en radioprotection pour mettre en oeuvre ces mesures, et sont réglementairement obligés de réaliser des contrôles techniques réguliers de leurs appareils.

Que faire en cas de grossesse ?

Informer les professionnels de santé de sa grossesse est important car cela permet d’expliquer certains symptômes que vous pouvez ressentir. Mais cela permet également quand vous êtes malade de vous traiter en évitant les traitements potentiellement dangereux pour votre enfant. Cette attitude est également vraie pour les rayons X. Bien que le risque soit très faible, l’attitude générale est de reporter, si cela est possible, l’examen après la grossesse.

Si l’examen est nécessaire, étant donné la plus grande sensibilité de l’embryon aux rayonnements ionisants, et notamment en début de grossesse, l’attitude est de remplacer l’examen par un examen non irradiant. Si cette substitution n’est pas possible et qu’il est important pour vous traiter de faire cet examen, celui-ci sera effectué en optimisant sa technique pour réduire la dose délivrée. En pratique, seuls les examens intéressant l’abdomen et le petit bassin en tomodensitométrie peuvent poser problème. Les simulations et les calculs effectués par les physiciens montrent que la dose reçue par l’enfant à naître est habituellement très faible et n’augmente pas le risque naturel de malformations qui est de l’ordre de 3% des naissances. Seuls des examens de radiologie interventionnelle ou des actes de radiothérapie peuvent dépasser le seuil des effets malformatifs et faire envisager une décision vis-à-vis de la poursuite de la grossesse.

En cas d’exposition pour une radiographie ou un scanner, alors que vous ne saviez pas que vous étiez enceinte, il ne faut donc pas s’inquiéter exagérément, mais reprendre contact avec le radiologue qui a réalisé l’examen et lui demander de faire estimer la dose reçue afin de confirmer qu’il n’existe pas de risque réel pour votre futur enfant.

Existe-t-il des complications liées au guidage par les rayons X en radiologie interventionnelle ?

La radiologie interventionnelle permet d’éviter des actes chirurgicaux pour réaliser des diagnostics et traiter les patients. Ces actes peuvent être guidés par différentes techniques mais un certain nombre doit être effectué sous contrôle radiologique. La radiologie interventionnelle comme tout acte médical comporte des risques qui sont bien inférieurs aux bénéfices attendus. L’exposition aux rayons X fait partie de ces risques.

Certaines interventions sont longues et complexes et peuvent entraîner une exposition plus importante aux rayonnements ionisants comme par exemple le traitement de malformations vasculaires qui risquent de saigner. Ces interventions permettent de sauver des vies et le risque provoqué par cette exposition parait bien secondaire. Elles sont effectuées avec un souci de limitation des doses, aussi bien pour le patient que pour les opérateurs. Cependant, dans un certain nombre de cas des anomalies de la peau (rougeur) ou une chute temporaire des cheveux peuvent apparaître et sont la conséquence du traitement. Si vous constatez l’une ou l’autre de ces anomalies il est nécessaire de prendre contact avec le radiologue qui a réalisé l’intervention.

Les risques et les bénéfices attendus des interventions vous sont expliqués avant la réalisation des actes par le médecin radiologue qui les réalise.

Magnétismes

Carré_Vert IRM

Informations patients – Documents à télécharger en vue d’un examen par IRM

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En savoir plus sur les Magnétismes

De quoi s’agit-il ?

IRM veut dire Imagerie par Résonance Magnétique.

Le mot magnétique indique que l’appareil comporte un gros aimant ; le mot résonance indique que l’on va utiliser des ondes de radiofréquence, comme celles des téléphones portables pour faire vibrer les nombreux noyaux d’hydrogène composant les tissus de votre corps, et fabriquer ainsi des images.

Déroulement de l’examen

À votre arrivée, on vous posera, comme lors de la prise du rendez-vous, plusieurs questions ; le plus important est de signaler que vous n’avez ni pile cardiaque (pacemaker), ni valve cardiaque, ni d’élément contenant du fer près des yeux ou dans la tête.

Pour permettre d’obtenir des images de bonne qualité, on vous indiquera les vêtements que vous devrez enlever. Vous ne garderez aucun bouton, agrafe, barrette de cheveux ou fermeture éclair métallique. Vous laisserez au vestiaire, dans un casier, vos bijoux, montre, clefs, porte-monnaie, cartes à bande magnétique (carte de crédit, de transport..) et votre téléphone portable.

Vous entrerez dans une salle qui sera fermée pendant l’examen. Vous serez allongé sur un lit qui se déplace dans une sorte de tunnel pour la plupart des appareils, le plus souvent sur le dos et seul dans la salle d’examen ; nous communiquerons avec vous grâce à un micro. Dans tous les cas, l’équipe se trouve tout près de vous, derrière une vitre. Elle vous voit et vous entend, pendant tout l’examen. Si vous voulez nous appeler, vous pourrez utiliser une sonnette que l’on placera dans votre main. Si cela est nécessaire, on peut à tout moment intervenir ou interrompre l’examen.

Vous resterez en moyenne 15 à 30 minutes dans la salle d’examen. Votre coopération est importante : vous devez essayer de rester parfaitement immobile ; dans certains cas, nous vous dirons, à l’aide du micro, quand arrêter de respirer pour quelques secondes. A cet instant précis, vous entendrez un bruit répétitif, comme celui d’un moteur de bateau ou d’un tam-tam, pendant ce qu’on appelle une séquence.

Certains examens nécessitent une injection intraveineuse, le plus souvent au pli du coude.

Que ressentirez-vous ?

L’examen n’est pas douloureux, mais il est souvent un peu long et le bruit peut être désagréable.

Un sentiment de malaise par crainte d’être enfermé (claustrophobie) est un problème courant que nous connaissons bien. Souvent on peut le réduire par des moyens simples, sans aucun traitement. Si, par exemple, vous êtes mal à l’aise dans un ascenseur, parlez-en tout de suite au personnel d’accueil, afin que l’on vous prenne particulièrement en charge. 

Une injection pour une IRM :

Comment et avec quels risques ?

Le produit de contraste le plus souvent utilisé est à base de Gadolinium.

Ce produit est généralement bien toléré. D’éventuelles manifestations allergiques banales sont possibles (urticaire). De très graves réactions d’allergie sont tout à fait exceptionnelles.

La piqûre peut provoquer la formation d’un petit hématome sans gravité, qui se résorbera spontanément en quelques jours.

Lors de l’injection, sous l’effet de la pression, il peut se produire une fuite du produit sous la peau, au niveau de la veine. Cette complication est rare (un cas sur plusieurs centaines d’injections, généralement sans suites graves), et pourrait nécessiter exceptionnellement un traitement local.

Quels sont les autres risques ?

Le port d’une pile (pacemaker), d’une valve cardiaque, ou de tout élément contenant du fer près des yeux ou dans la tête constitue un facteur de risque majeur (risque de décès, de cécité).

Résultats

Un premier commentaire pourra vous être donné juste après l’examen, il ne s’agira là que d’une première approche, car les images doivent être ensuite analysées sur un ordinateur par le médecin radiologue. Le compte-rendu écrit sera disponible dans les meilleurs délais.

Produits de contraste

Informations patients – Problématiques liées aux Produits de contraste

Si le PDF ne s’affiche pas correctement, veuillez appuyer sur le clique droit de votre souris, et “enregistrer sous”.

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Télécharger Utilisation des produits de contraste

Télécharger Produits de contraste et Allergie

Télécharger Produits de contraste iodés et Diabète

Télécharger Prévention de l’extravasation de Produit de contraste

Télécharger Fibrose Néphrogénique Systémique (FNS)

Télécharger Produits de contraste et grossesse

Télécharger Prescription du jeûne avant injection de PDC iodé

Télécharger Prévention de l’insuffisance rénale induite par les PDC iodés

Télécharger Thyroïde et Produits de contraste iodés

En savoir plus sur les Produits de contraste

Votre médecin vous a proposé un examen d’imagerie. Il sera pratiqué avec votre consentement. (Vous avez en effet la liberté de l’accepter ou de le refuser). Pour réaliser cet examen le radiologue peut être amené à utiliser un produit de contraste.

Une information vous est fournie sur le déroulement de cet examen : le médecin radiologue est qualifié pour juger de l’utilité de cet examen pour répondre au problème diagnostique que se pose votre médecin. Toutefois, il se peut que cet examen n’y parvienne pas et ne donne pas toutes les réponses. Il est très important que vous répondiez précisément aux questions qui vous seront éventuellement posées sur votre état de santé ainsi que sur les médicaments que vous prenez (liste écrite des médicaments). Certains traitements doivent en effet êtres modifiés ou interrompus pour certains examens d’imagerie.

N’oubliez pas de vous munir de vos anciens examens pour comparaison et surtout de respecter les recommandations qui vous sont faites.

Qu’est-ce qu’un produit de contraste ?

C’est une substance injectable ou ingérable qui améliore la visualisation des organes explorés. Il existe plusieurs catégories de produit de contraste. Les plus utilisés actuellement sont les produits de contraste iodés (PCI) et les produits de contraste gadolinés (PCG) utilisés en IRM. Depuis peu un produit de contraste gazeux est utilisé en échographie. Les plus anciens de ces produits de contraste sont ceux utilisés pour l’exploration du tube digestif à base de sulfate de baryum.

Les produits de contraste iodés

Ce sont des produits injectés le plus souvent par voie veineuse (pose d’un cathéter au niveau d’une veine du bras) ils sont alors transportés par le sang jusqu’à l’organe à explorer.

Bien plus rarement, ils sont injectés

  • par voie artérielle : « artériographie », par exemple « coronarographie » pour étudier les vaisseaux du cœur,
  • dans une articulation : « arthrographie »,
  • par l’intermédiaire d’une petite sonde directement dans l’utérus « hystérosalpingographie » ou dans la vessie « cystographie ».

Quand ils sont injectés dans une veine ou une artère, ils sont éliminés par les reins, raison pour laquelle il est recommandé de boire abondamment avant et après l’examen.

Potentiellement, ils présentent deux inconvénients qui seront pris en compte :

  • Ils peuvent être allergisants. En cas de réaction allergique avérée lors d’un examen antérieur, vous avez peut-être consulté un allergologue qui au moyen de tests cutanés a pu déterminer le ou les PCI que vous ne tolérez pas. Rares sont les personnes « allergiques » à tous les PCI.

Si vous avez été testé, apportez le résultat des tests au radiologue qui vous prescrira le produit de contraste qui vous convient.

Si vous n’avez pas fait de tests, il est important de signifier, au moment de la prise de rendez-vous, que vous avez déjà eu une réaction allergique et si possible de préciser le PCI en cause, le radiologue décidera alors du déroulement de l’examen.

  • L’autre inconvénient de ces PCI est qu’ils nécessitent un bon fonctionnement des reins. C’est pourquoi il vous sera demandé de faire des examens de sang avant l’examen et à plus forte raison si vous avez des facteurs de risque (âge, hypertension artérielle, diabète…) En cas de risque confirmé, il peut vous être proposé de remplacer l’examen radiologique avec produit de contraste par un examen échographique ou IRM
  • Il peut y avoir également un risque si vous avez passé un examen radiographique avec injection de produit de contraste iodé dans les 48h précédentes. Dans ce cas, il faut toujours en avertir le radiologue au moment de l’examen, afin de le différer d’un ou deux jours si ce nouvel examen n’est pas urgent.

Les produits de contraste échographiques

Ces produits de contraste sont faits de micro-bulles de gaz en suspension dans une solution aqueuse qui est injectée par voie veineuse.

Le produit est totalement éliminé en quelques minutes par la respiration. Cette injection est très bien tolérée et n’a aucun effet toxique.

Les produits de contraste gadolinés

Ils sont également utilisés par injection intraveineuse dans une veine périphérique du bras. Le contraste est apporté ici par le gadolinium qui est spontanément visible en IRM.

Comme les PCI, les PCG peuvent être à l’origine de réactions allergiques vraies, également bien connues et prises en charge par l’unité d’IRM ; et comme pour les PCI des tests allergologiques peuvent et doivent être réalisés afin d’éliminer ultérieurement l’utilisation de produit que vous ne supportez pas.

Les PCG peuvent également avoir un effet nocif sur les reins, le risque n’existe qu’en cas d’insuffisance rénale avérée, et le plus souvent chez des patients dialysés ou suivis en néphrologie. C’est la raison pour laquelle, en présence de facteurs de risques, il peut vous être demandé de pratiquer une prise de sang avant l’examen et en cas de doute le radiologue discutera avec votre néphrologue de l’opportunité de cet examen IRM et de la nécessité de l’injection de gadolinium.

En tomodensitométrie, c’est le produit d’une dose délivrée dans une coupe par la longueur du segment de corps examiné appelé Produit Dose Longueur (PDL). L’unité est alors, par exemple, le mGy.cm. Les organes n’ont pas tous la même sensibilité aux rayonnements ionisants. L’addition des doses délivrées n’aurait donc pas de sens.

Pour tenir compte de ce fait et des effets des différents types de rayonnements ionisants des modèles mathématiques ont été développés. La dose ainsi calculée est appelée dose « efficace ». Elle est exprimée dans une autre unité, le sievert (Sv). La dose efficace n’est actuellement pas disponible en pratique courante car trop longue et complexe à calculer.

Les produits de contraste barytés

Ce sont des produits à très haut contraste utilisés dès le début de la radiologie médicale pour examiner les organes digestifs (œsophage, estomac, intestin et côlon) qui ne sont pas visibles spontanément pour un diagnostic sur des radiographies standards.

Pour le haut appareil digestif (transit oeso-gastro-duodénal, transit du grêle), ces produits seront ingérés et leur passage à travers le tube digestif sera suivi en scopie avec réalisation de clichés sur les zones à examiner.

Pour le côlon (lavement baryté), le produit de contraste baryté sera introduit directement sous pression douce après mise en place d’une sonde dans le rectum. Dans ce cas également la progression du contraste à contre-courant dans le côlon sera suivie en scopie et des clichés seront réalisés sur les zones anormales.

L’utilisation de ces produits barytés présente très peu de risque en dehors des fausses routes lors de la déglutition avec efforts de toux (leur goût n’est pas très agréable…), et leur élimination se fait comme pour les aliments par les selles. Il faut cependant savoir que du fait de leur couleur blanche ils entraînent tout à fait normalement des selles plâtreuses et très décolorées.

Cas particuliers

  • La femme enceinte : l’injection d’un agent de contraste IRM n’est pas recommandée mais peut être réalisée après appréciation du rapport bénéfice / risque. Les produits iodés peuvent être injectés en cas d’absolue nécessité (recherche d’embolie pulmonaire par exemple), mais il faut absolument en avertir le pédiatre après la naissance de l’enfant,car le seul risque est celui d’un dysfonctionnement de la thyroïde du foetus.

De même si des examens d’imagerie avec produits de contraste iodé sont réalisés chez une femme allaitante il faut interrompre cet allaitement durant 48h, car l’iode passe dans le lait et peut agir sur la thyroïde du bébé. Par contre il semble ne pas avoir de risque avec le Gadolinium.

  • La Metformine : ce médicament est utilisé dans le traitement du diabète. Du fait du risque d’acidose lactique et d’insuffisance rénale induite par les produits de contraste en particulier iodés, il est recommandé d’interrompre le traitement par Metformine le jour de l’examen et de le reprendre au bout de 48h si le contrôle sanguin est satisfaisant.

Conclusion

Pour que votre examen radiologique se passe le mieux possible et pour que le résultat soit fiable, voici quelques consignes à respecter :

1 Avertir au moment de la prise de rendez-vous si vous avez déjà fait une réaction allergique lors d’un examen précédent avec produit de contraste, et apporter tous les documents en votre possession concernant cet incident :

  • Compte-rendu de l’examen avec mention du produit de contraste,
  • Tests allergologiques et carte d’allergie.

2 Apporter les résultats sanguins concernant la fonction rénale en cas de facteur de risque (insuffisance rénale).

3 Prévenir d’un examen avec injection de produit de contraste dans les 48h précédentes.

4 Prévenir d’un éventuel traitement anti-diabétique par Metformine.

 La radiographie utilise des rayons X

En matière d’irradiation des patients, aucun risque n’a pu être démontré chez les patients compte tenu des faibles doses utilisées et des précautions prises pour limiter au strict minimum la zone examinée. A titre d’exemple, un cliché simple correspond en moyenne à l’exposition moyenne naturelle (soleil) subie lors d’un voyage de 4 heures en avion.

Toutefois, pour les femmes enceintes, des précautions doivent être prises systématiquement : c’est pourquoi il est important de signaler si vous pouvez être dans ce cas.

 L’IRM et l’échographie n’utilisent pas de rayons X

Ce sont des examens non irradiants qui utilisent soit les propriétés des champs magnétiques pour l’IRM, soit les propriétés des ultrasons pour l’échographie.

Pour les intensités utilisées par ces deux techniques, il n’a jamais été décrit de conséquence particulière pour l’homme.